
Voici enfin l'un des projets les plus attendues de ce début année 2008, marqué du sceau de Sam Raimi, qui a produit le film via sa boîte de production Ghost House. Voici la fameuse adaptation du bestseller de Steve Niles et Ben Templesmith (que j'ai déjà développé l'année dernière via un article), Un graphic novel qui renouvelle de manière "efficace" le genre vampirique. A travers une suspense très surprenante.
"CHEF D'OEUVRE"
30 jours de nuit raconte le calvaire de la population d'une petite ville reculée d'Alaska, prise pour cible par une horde de vampires sanguinaires. La grande astuce de cette oeuvre fantastique étant que cette ville (la plus au nord du continent américain) entame juste une nuit boréale de 30 jours. Imaginez l'horreur pour cette poignée de survivants qui tente coûte que coûte, entre tempêtes de neige et attaques monstrueuses, de traverser cette longue nuit glaciale... sain et sauf!
En quelques plans significatifs, David Slade rend hommage à l'oeuvres de Niles & Templesmith via les magnifiques cases de la Bandes dessinées qui prennent vies dans son film. Avec des hommages tel que la sequénce d'ouverture digne du Frankenstein de Kenneth Branagh avec ce navire échoué dans la glace. Et pis ce panoramique en plongée verticale, montrant le massacre global orchestré par les vampires sur les habitants, sublime avec ce mélange des couleurs car comme pour la BD, le sang rouge frappe l'oeil sur le blanc enneigé du décors et il faut le voir par soit même ;)
Les vampires, dénués de tout romantisme, apparaissent ici comme les ultimes "prédateurs" qui, du haut de la chaîne alimentaire, regardent et traitent les hommes comme de simples bêtes que l'on enverrait à l'abattoir. Pour preuve les assauts qu'ils lancent sur les villages qu'ils sélectionnent minutieusement, afin de laisser penser à un simple accident après leur passage. "Les vampires n'existent pas!"
Il y a très peu d'effets spéciaux, mais le maquillage sur les vampires est vraiment ce qui s'est fait de plus effrayant. Un peu, sur ce qu' à pu être fait dans les clip de Chris Cunningham avec Aphex Twin, une vision d'épouvante bien dérangeante. Car Slade retranspose vraiment ce qui a fait le succès de l'oeuvre : "l'image graphique". Cette bestialité de ces vampires (visuellement montrés par leur(s) canines asserrés) et leurs propres languages sorties d'outre-tombe, qui ne ressemblent à rien de vue jusqu'à présent!
Jouant à fond la carte de l'onirisme, via des décors enneigés qui rendent l'atmosphère froide et angoissante, cela brouille ainsi nos repères "espace-temps" qui renforce le côté "cauchemar éveillé" du film. Et réduits à suivre (et à redécouvrir) leur instinct de survie, les rares survivants devront faire le choix de conserver leur humanité ou de mourir. Y a d'quoi flippé en effet ...et c'est l'intrigue de 30 Jours de nuit.
Et j'aurais pu crier au scandale en voyant à l'affiche Josh Harnett (Melissa Georges çà passe!) mais il faut reconnaître qu'en shérif accompagné de son adjoint, complètement dépassé par les évènement, ce fût interprété à la perfection! J'ai en effet été très surpris, de partager avec eux l'angoisse de servir à dîner à ces monstres tapis dans l'obscurité!
Film de siège par postulat (on pense évidemment à Assault de Carpenter à certain moment et d'autres références un peu trop longue à énuemérer ici) , "l'appat" des vampires je l'ai trouvé esquis.
DAVID SLADE30 jours de nuit dépasse son cadre de thriller gore, pour s'avancer sur le terrain du drame humain car après tout c'est un vrai fléau qui s'abat sur ces pauvres habitants. Pris au piège, que va t-il leur arrivée à tous?
Abandonnés et isolé du monde, les quelques rescapés n'ont d'autre choix que de riposter car comme dirait l'adage : "la meilleur défense c'est l'attaque pour survivre". Et dans un film "sérieux" c'est souvent ceux à qui ont ne pense pas qui tombent les premiers.
Un film que je recommande tout de même aux âmes averties. Il est violent voir même très violent. Le suspense lié à la composition du rythme y joue beaucoup (On installe l'histoire, les vampires prennent leurs temps, jusqu'à l'accélération lors des premiers massacres). Je ne parle même pas de la musique qui rend ce tableau "oppressant". C'est une vraie plongée dans les ténèbres que l'on vit (surtout pour ceux qui le verrons au cinéma), avec une fin mis en scène de manière rudement "efficace". J'attends la suite avec impatience vu qu'un second tome à été éditer par les auteurs du Graphic Novel.
Conclusion : 30 jours de nuit est très fidèle au graphic novel de Steve Niles et Ben Templesmith (chef d'oeuvre gothique par excellence!). Son adaptation est très réussi, et ne déçoit pas du tout. A voir absolument!





































